Partir d’un inventaire des créances
Une dette fiscale, une cotisation sociale impayée et un crédit personnel ne se traitent pas nécessairement de la même manière. Avant d’envisager un portage, l’inventaire doit distinguer le créancier, le débiteur exact, les échéances, les majorations contestées ou admises et les garanties prises. Les relevés datés permettent de calculer ce que la vente pourrait réellement régler. Le prix annoncé n’est pas la somme librement disponible : des dettes garanties, des frais d’acte, des honoraires ou des indemnités prélevées d’avance peuvent la réduire. Pour un entrepreneur, il faut aussi éviter de confondre les obligations de sa société avec celles qui lui incombent personnellement.
Apurer le passé sans recréer un déficit
Vendre avec une faculté de rachat ne constitue ni une remise de dette ni une contestation des poursuites. Les paiements, accords et éventuelles mainlevées doivent être organisés avec les professionnels concernés. Une demande d’échéancier auprès des administrations ou un accompagnement public de l’entreprise peut parfois être étudié avant la cession d’un actif. Lorsque le portage reste envisagé, le budget doit montrer comment les nouvelles charges seront supportées après l’apurement et d’où viendront les fonds de sortie. Si les dépenses courantes demeurent supérieures aux recettes, le règlement initial ne corrige pas ce déséquilibre. L’objectif à examiner est donc une situation durablement finançable, et non le seul effacement d’une urgence.
Un tableau de dettes utile
- Débiteur, créancier et montant actualisé
- Garanties inscrites et ordre des règlements
- Budget courant après l’opération
Organismes et ressources à consulter
- AlterfiL’opérateur expose l’utilisation d’une vente avec faculté de rachat pour une dette fiscale ; ses conditions restent celles de son offre.
- Conseillers Entreprises — Service PublicService public d’orientation vers des conseillers pour les difficultés de trésorerie, cotisations sociales et dettes fiscales des entreprises.
