Calculer le montant réellement versé au propriétaire
La trésorerie nette correspond au solde disponible après les prélèvements effectués sur le prix de vente. Elle se construit à partir d’un décompte détaillé, et non d’un pourcentage commercial. Exemple fictif, sans valeur d’offre : sur un prix de 200 000 euros, le remboursement de 100 000 euros de dettes, 18 000 euros de frais et 24 000 euros d’indemnités préfinancées laisse 58 000 euros disponibles. Chaque somme doit être rattachée à un justificatif et à une date. Une dépense payée directement par le vendeur doit apparaître séparément pour ne pas donner l’impression qu’elle a déjà été prélevée. Les éventuelles taxes ou retenues particulières peuvent encore modifier le résultat réel.
Reconstituer les dépenses sur toute la durée
Le coût de l’opération rassemble les frais et rémunérations effectivement supportés entre l’entrée et la sortie, selon le scénario retenu. Le remboursement d’une ancienne dette et la restitution du prix principal ne sont pas, à eux seuls, des frais supplémentaires du portage. Il faut éviter de les additionner aux honoraires comme s’ils représentaient la même charge économique. Préparer plusieurs dates de rachat permet d’observer l’effet des indemnités, des charges et d’éventuels frais de financement. Une retenue d’avance ne doit pas être comptée une seconde fois comme paiement mensuel. Le tableau final doit aussi distinguer les sommes définitivement acquises, celles ajustables et celles remboursables uniquement si une clause le prévoit.
Les trois colonnes à garder distinctes
- Capitaux et dettes remboursés
- Frais, rémunérations et charges supportés
- Liquidités disponibles à chaque étape
